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Protection des vues de la cathédrale : nous gagnons une bataille contre H2air, mais pas encore la guerre !

06/10/2018

C'est confirmé: en attendant la directive paysagère,  Madame la préfète Sophie Brocas ne signera pas le permis de construire de Monsieur Roy Mahfouz pour la Zone Industrielle éolienne Fruncé/le Thieulin, ni ceux de ses confrères.

 

MAIS, ne crions pas victoire: nous n'avons gagné que du temps.

 

En effet: rappelons que les maires et le promoteur sont, jusqu’à ce jour, restés totalement sourds face aux demandes, courriers , manifestations etc... des riverains, des élus, des protecteurs des paysages et des représentants de l'état.

 

Comme le prouve leur annonce par tract en septembre 2018, ils planifient, hélas, imperturbablement une nouvelle pseudo "réunion de concertation" qui, après leur "phase d'étude acoustique" , précédera l'érection prochaine de mâts de contrôle dans notre secteur: H2air et ses confrères ne renoncent pas !

 

Le porte parole des promoteurs déclare même à L’Écho Républicain, le 5 Octobre 2018: " Nous regrettons cette position de principe de précaution pris par l’État." , preuve qu'ils se fichent totalement de notre patrimoine historique, de notre environnement, de la détresse des riverains et de leurs déboires financiers.

 

On peut les comprendre: il y a beaucoup d'argent à gagner, mais peut être plus pour longtemps, car le grand public réalise enfin l'ampleur de l'escroquerie éolienne...


H2air et consorts jouent donc contre la montre: ils savent parfaitement que nos concitoyens sont comme ailleurs dans le monde en train de réaliser que les 20 milliards ponctionnés sur notre facture EDF enrichissent les spéculateurs mais ne contribuent pas le moins du monde à la lutte pour le climat !

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Mieux encore: le 6 Octobre 2018, l'avocat d'un promoteur éoliens d'Eure-et-Loir, constatant que l'action des défenseurs des paysages et la mission patrimoine de Stéphane Bern, empêchent d'encercler le monument de ces machines, ose déclarer (ci dessous) :

 

"...la cathédrale de Chartres...ce n'est pas le mont Saint Michel"

 

Ainsi éclate enfin au grand jour le mépris total de ces industriel pour notre patrimoine, leur arrogance, leur appât du gain sans limite et leur sentiment d'impunité totale!

 

Alors restons vigilants et ne baissons pas la garde !

 

 

(Ci dessous: l'article de l'Echo Républicain du 5/10/2018)

 

 

Les vues sur la cathédrale de Chartres préservées des éoliennes, en Eure-et-Loir

L'Echo Républicain article Publié le 05/10/2018 à 08h06

 

 

La cathédrale de Chartres fait l’objet d’une mesure de protection visuelle sur 360 degrés. © Quentin reix

 

Les nouveaux parcs éoliens vont se faire rares, dans les deux prochaines années, dans un rayon de 30 kilomètres autour de la cathédrale de Chartres. La préfète d’Eure-et-Loir refuse d’accorder des permis de construire d’ici la fin de la procédure de concertation sur la directive paysagère.

Construite à partir du XIIe siècle, la cathédrale de Chartres est le monument par excellence de l’art gothique français. L’édifice est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Un atout majeur pour la cathédrale, mais aussi pour la ville et l’ensemble du département.
Mais cette inscription entraîne des obligations pour l’État, propriétaire de l’édifice. Le Centre du patrimoine mondial de l’Unesco a en effet interpellé la France, le 13 juin 2017, sur les projets éoliens, approuvés ou en cours d’étude, situés dans « l’environnement paysager de la cathédrale ».

Pour répondre à cet enjeu et préserver les vues sur le monument, la préfecture d’Eure-et-Loir a lancé une procédure pour la mise en place d’une directive paysagère (voir notre édition du 4 mai dernier).

 Il faut qu’on protège cet héritage. Nous avons de nombreuses vues remarquables, dans un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale.

Le but est de réglementer les constructions dans les cônes de vue de l’édifice, comme l’explique la préfète, Sophie Brocas : « Il faut qu’on protège cet héritage. Nous avons de nombreuses vues remarquables, dans un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale. Il s’agit d’un réseau exceptionnel de vues unique au monde, selon l’Unesco. Si nous ne protégeons pas cet aspect fondamental, il y a un risque pour le classement de la cathédrale. »
Les éoliennes sont donc, principalement, dans le viseur des services de l’État. La préfète a réuni les porteurs de projets éoliens, fin septembre, à Chartres, pour présenter cette directive paysagère et les enjeux de la concertation.

« Le message aux porteurs de projet est simple, affirme Sophie Brocas. Il s’agit de dire “ne perdez pas trop de temps pour le moment sur ce périmètre”. J’ai été claire. En attendant d’avoir le détail de cette directive, et sauf rare exception, je dirai non aux nouveaux projets. Cela va prendre du temps, on estime deux ans, car il faut que les élus, les services de l’état, les porteurs de projet et la population se prononcent. C’est une question de cohérence et de respect des enjeux industriels pour les investisseurs. Mais, par ailleurs, nous sommes très favorables à l’éolien. Les chiffres en Eure-et-Loir le montrent. »

 

 

C’est un premier périmètre, mais nous allons rentrer dans le détail avec l’ensemble des acteurs.


Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a signé, en juin 2018, un arrêté lançant la procédure de concertation pour cette directive paysagère.
Sophie Brocas ajoute : « Les services de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), ont repéré, dans un rayon de 30 km autour de l’édifice, toutes les vues sur la cathédrale. Ces éléments vont être mis à la concertation, pour affiner cet état des lieux. C’est un premier périmètre, mais nous allons rentrer dans le détail avec l’ensemble des acteurs. »
Cette directive devra notamment définir les hauteurs de construction possibles et une aire de protection pour éviter toute covisibilité avec la cathédrale. L’étude porte sur un vaste périmètre. Au total, 102 communes sont concernées, dans le département.

 

 

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L'Association pour la protection des paysages et de l'environnement "Entre Beauce et Perche" - PPE EBP.

 

Crée par des habitants de Fruncé, Saint-Luperce et Saint-Denis des Puits  pour contrer les projets de la société H2 air, qui travaille sur le projet d’une zone industrielle éolienne à Fruncé.

Le but de notre association est de réagir avant qu'il ne soit trop tard !

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