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LE FAUX DÉBAT NUCLÉAIRE / ÉOLIEN ou comment détourner l'attention...

09/03/2019

 

Ceux qui ont fait l’effort de démonter les mécanismes économiques de l’éolien ont tous pu faire le constat financier de la réalité de cette filière, ce, malgré la dissimulation entretenue par les promoteurs éoliens,

 

Cette réalité est assez simple à vérifier car la rentabilité s’établit avec des éléments facilement cernables, bien que certains paramètres soient rendus aussi inaccessibles que possible.

 

Le prix d’une éolienne, le prix de vente des kwh, la ventilation moyenne, le rendement effectif, les charges d’exploitation, en l’absence de personnel, les techniques de défiscalisation sont connus pour la plupart. Les business plans des promoteurs finissent aussi pour certains par circuler et permettre de vérifier la rentabilité effective.

 

On peut donc affirmer qu’un aérogénérateur (un mat) rapporte à peu près 1 M€ à 1,2 M€ de trésorerie (“du cash”) chaque année après impôt utilisable pour une partie pour le remboursement de l’emprunt, pour l’essentiel en disponibilité financière au profit de l’investisseur.

 

Ce bénéfice peut représenter jusqu’à 60 % du chiffre d’affaires. Une centrale (“un parc”) de six éoliennes représente donc un gain d’environ 6 M€ net par an.

 

Ce revenu est garanti par des engagements pris par l’Etat (obligation d’achat par EDF et prix majorés de l’ordre de 2,5 fois le prix du marché) bien que l’électricité produite soit de mauvaise qualité : imprévisible, intermittente et non stockable.

Il est financé par le consommateur ou le contribuable (c’est ce qu’on appelle dans le jargon de l’écologie spéculative et financière : “la fiscalité écologique”).

 

Tout promoteur de projet même novice peut obtenir un financement bancaire pour la quasi-totalité de son projet. La banque ne prend aucun risque à financer un investissement de 3 M€ au maximum dont le rendement financier sera en cumul de l’ordre de 15 à 25 M€ sur 15 ou 20 ans par éolienne. Elle peut même se rémunérer grassement avec des taux d’intérêt élevés !

 

L’investisseur lui-même peut n’investir personnellement qu’une somme initiale minime. Certaines sociétés sont créées avec un capital social de 100 €. Dans ce cas, si le bénéfice est de 1 M€, le rendement est invraisemblablement de 1 000 000 de pourcent ! Si on compare au revenu du livret A de 0,75 % par an, c’est vertigineux.

 

Pour mieux tromper le public, le lobby éolien a obtenu (SER, FEE, ADEME) de contourner le caractère anticoncurrentiel de cette pratique, inconcevable aux yeux de la commission européenne, par un système d’appel d’offres avec non plus des prix, mais des marges garanties.

 

Le principe est encore plus scandaleux. La tromperie est d’autant plus grande qu’une autre disposition permet de conserver le système des prix garantis lorsque la centrale éolienne est inférieure à six mats ou 18 MW.

 

Nul ne sera étonné, au vu de la rentabilité sécurisée de l’ancien système, que plus de 90 % des “parcs actuels” soient des centrales de moins de six mats : il suffit de créer deux projets avec deux sociétés différentes pour échapper au seuil.

 

Parler du prix de l’éolien, dans ce contexte de corruption généralisée et de légalisation de pratiques inacceptables, n’a donc aucun sens. Ceci est d’autant plus vrai que les vrais coûts collatéraux de l’éolien sont reportés sur d’autres : le démantèlement total des machines exclu et non provisionné, les coûts sur la santé des riverains, la perte de pouvoir d’achat du consommateur, la perte de valeur des habitations à proximité, le coût des réseaux électriques pris en charge par RTE, les pertes d’emploi du tourisme, etc…

 

 

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que l’opinion publique se mobilise de plus en plus pour dénoncer un détournement massif de fonds publics, d’autant plus que le discours misérabiliste des promoteurs qui s’enrichissent honteusement par une désinformation des pouvoirs publics et des gouvernants, à bien courte vue, consiste à demander des “aides” pour compenser leurs difficultés. Ils sont privilégiés comme jamais et sollicitent la mansuétude des pouvoirs publics : un comble !

 

Du cout de l’EPR

 

Contrairement à l’éolien, qui produit de l’électricité intermittente, aléatoire, et non stockable (qui prendrait un TGV dont l’arrivée imprévisible pourrait être plusieurs jours après le départ ?), le nucléaire produit une électricité fondamentale, stable, constante, prévisible. Elle  assure en France l’essentiel des ressources électriques servant, entre autres, au chauffage des maisons, à l’industrie, au transport ferroviaire et au fonctionnement des technologies modernes.

 

Cette filière permet de plus à la France d’assurer la production électrique la plus décarbonée au  monde.

Connaître le détail des coûts d’un grand projet industriel relève d’une autre logique que celle du boutiquier de promoteur éolien. Il s’agit de programmes de développement à long terme, avec une partie importante de coûts assimilables à de la recherche et développement, et surtout de reconstitution d’un savoir-faire humain indispensable à la réussite du projet.

 

De plus, les coûts doivent distinguer les coûts normaux de l’installation, par sous-ensemble, des coûts anormaux qui résultent soit d’expérimentation sans suite, soit simplement d’erreurs de gestion (par exemple la réfection de certains éléments, comme c’est le cas actuellement)

 

Les règles comptables sont claires : le coût de l’installation est celui de l’installation en bon ordre de marche, à l’exclusion des pertes. Bien malin le profane qui peut se prononcer sur la réalité des coûts de l’EPR de Flamanville, et que dire des commentaires de ceux qui répètent à l’envi des affirmations sans fondement sur la comparaison des coûts entre filières énergétiques.

 

Une réalité s’impose en tout cas : un EPR fonctionne et donne satisfaction en Chine, dont le programme nucléaire à venir est considérable avec près de 50 centrales prévues. On parle de l’ordre de grandeur de 4 Milliards d’euros, ce qui signifie que le coût d’un EPR est de ce niveau.

 

On peut aussi en déduire que les surcoûts de Flamanville sur ce coût de référence, à quelques adaptations près, sont, soit des coûts de recherche et développement et d’acquisition de savoir-faire, soit des pertes exceptionnelles dues aux conditions particulières de la mise en exploitation en France. Assurément, les premiers seront amortis par le retour sur investissement sur les projets futurs si les pouvoirs publics assurent la bonne utilisation des fonds déjà dépensés.

D’où la difficulté à comparer les coûts des deux filières;

 

Comparer une filière éolienne et ses coûts à celle du nucléaire EPR n’a aucun sens.

La première est principalement constituée de matériel importé sans innovation technologique majeure. Elle produit une énergie faible et incertaine dont la probabilité d’être produite utilement n’est que de 6 % (rendement aléatoire limité à 25 % maximum  et 6 heures de pointe sur 24 heures)  ce qui devrait limiter son prix de marché à des montants dérisoires à l’opposé des prix exorbitants dont elle bénéficie artificiellement. 

 

Elle pèse lourdement sur la balance commerciale française sans que les conséquences nuisibles de son existence soient prises en considération. Même une capacité d’installation énorme ne pourra jamais assurer qu’une production accessoire en volume et de mauvaise qualité qu’il faudra de plus distribuer en doublonnant les coûts de réseau.

 

La seconde est celle d’une logique de grands projets internationaux et pluriannuels dont l’objet est d’assurer une production électrique massive, constante et prévisible, avec un rendement élevé, supérieur à 70 %, assurant de surcroît une partie de l’indépendance énergétique du pays et la pérennité du socle industriel de ce dernier.

 

Elle est génératrice d’innovation technologique, d’emplois, de potentiel d’exportation, de retombées positives sur le reste de l’industrie. Elle a, de ,plus, l’avantage d’utiliser pour l’essentiel les réseaux électriques haute tension les réseaux secondaires existant.

 

Le potentiel de recherche, s’il est réellement exploité, devrait permettre de minimiser sans cesse plus la maîtrise des risques secondaires dont les déchets nucléaires, notamment par la régénération industrielle du combustible initial dont on sait déjà qu’il permettra de produire pendant plusieurs siècles de l’électricité avec un minimum de nuisance.

 

C’est dire à quel point il est vain se simplifier  les comparaisons des deux énergies, comme le font les promoteurs de la filière, en laissant supposer que la première serait une alternative à la seconde.

 

C'est est impossible et donc indémontrable, ce qui explique les tentatives de  discours  sans cesse répétées sur des comparaisons bancales et fallacieuses tentant d’accréditer dans l’opinion publique l’idée que le coût de l’éolien est inférieur à celui du nucléaire. 

 

Nous dénonçons cet écran de fumée qui tente de de dissimuler les bénéfices sans cause des spéculateurs de la filière, leur mépris der riverains et des populations , et l’immoralité de leur pratiques exercées à l'abri d'une propagande mensongère,

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